Babar mit Rebecca Chaillot und Alain Carré

ALAIN CARRE     REBECCA CHAILLOT

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Alaincarrered
ALAIN CARRE : comédien et adaptation

Musique : Francis Poulenc             Texte : Jean de Brunhoff

« C’est en 1945, que Francis Poulenc reprend Babar, dont il avait esquissé la musique, pour les enfants de ses cousins, à Brive-la-Gaillarde pendant le triste été de 1940. Il n’aurait peut-être jamais réalisé cette œuvre, si cinq ans plus tard, à Brive, les petits cousins devenus grands ne lui avaient demandé : « Et Babar ? ».
                                               
C’est l’histoire d’un petit éléphant, dont la mère est tuée par un méchant chasseur. Babar réussit à fuir. Il arrive à la ville où il est recueilli par une vieille dame seule qui aime les petits éléphants : elle l’habille avec un beau costume, elle lui achète une belle auto. Mais les éléphants ne sont pas faits pour les villes. Babar regrette sa forêt natale. Et lorsque ses cousins Arthur et Céleste viennent le chercher, il les suit laissant sa vieille amie bien triste. Retour triomphal dans la forêt, où le vieux roi meurt pour avoir mangé un champignon vénéneux. Voilà Babar élu roi des éléphants, dans l’enthousiasme. On le couronne, il se marie avec Céleste. Tout le monde est bien content et danse avec joie. Quand la fête a pris fin, Babar et Céleste, devant les étoiles, songent à leur bonheur.
Jean de Brunhoff avait raconté cette histoire naïve et touchante dans un album pour les enfants, par le texte et l’image.
Au piano, Francis Poulenc remplace les images par les sons. Il illustre ainsi, au fur et à mesure, les divers épisodes du texte, dit par le comédien. Chaque partie musicale forme un tout en soi et répondrait aisément à un titre : Berceuse, Rêverie, Improvisation, Presto, Galop, Nocturne, Evocation…
Le découpage est fait avec une grande habileté, et, peu à peu, tout naturellement, la musique prend la première place. Comme à l’habitude, la fidélité du musicien au texte est exemplaire. Non seulement il ne trahit pas sa simplicité et sa limpidité, mais il les enrichit de résonances nouvelles. Si elle sait se montrer délicieuse et cocasse quand il le faut, la musique de Babar est profondément poétique et tendre : le musicien a retrouvé son âme d’enfant. 

DISTRIBUTION
Piano : Rebecca Chaillot
Jongleur : Thierry Nadalini
Comédie, adaptation et mise en scène : Alain Carré