Casanova, séducteur libertin avec Rebecca Chaillot et Alain Carré

ALAIN CARRE     REBECCA CHAILLOT

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ALAIN CARRE : comédien et adaptation

« C’est dans l’histoire des lettres, une ouverture unique. Un homme, un italien, au déclin de la vie, écrit ses mémoires en français et en lègue le manuscrit à son neveu après avoir pensé l’offrir à la dernière de ses admiratrices. » (G.Bauër)

 

« Cultiver le plaisir des sens fut toujours ma principale affaire; je n’en eus jamais de plus importante. Me sentant né pour le beau sexe, je l’ai toujours aimé et m’en suis fait aimer tant que j’ai pu. J’ai aussi aimé la bonne chère avec transport, et j’ai toujours été passionné pour tous les objets qui ont excité ma curiosité.
Je me suis toujours vu avec plaisir en état d’être mon propre élève et en devoir d’aimer mon précepteur.» (Casanova)
« On croit savoir qui est Casanova. On se trompe. On n’a pas voulu que Casanova soit un écrivain (et disons-le calmement : un des plus grands écrivains du dix-huitième siècle). On veut bien raconter ses « exploits galants », mais à condition de priver leur héros de sa profondeur. Bref, on est jaloux de lui, on le traite avec un ressentiment diffus, pincé, paternaliste. Il s’agirait plutôt de le concevoir enfin tel qu’il est : simple, direct, courageux, cultivé, séduisant, drôle. Un philosophe en action. »
Casanova et la musique ?
Il assiste aux Fêtes Vénitiennes de Campra en 1750. Il prend connaissance des styles de Lully, Pergolèse et Galuppi. Il traduit en italien Zoroastre de Rameau qui a été
joué à Dresde en 1752. Il va rendre visite à Rousseau (à Montmorency) en 1759. Il participe à un oratorio de Mondonville en 1759 au Concert Spirituel. Il va aux concerts chez la Pouplinière. Il rencontre W.A. Mozart à Prague… et inspire l’air du catalogue de Don Giovanni !
« Je suis allé à l’Opéra, et beaucoup de personnes voulaient me connaître. On me regardait comme un homme qui s’était défendu de la mort en lui lâchant un coup de pistolet. »
D’où l’idée de Rebecca Chaillot et Alain Carré de mêler le genre épistolaire au goût musical de MOZART au sein de cette création, sous la forme d’un opéra de chambre parlé et joué, retraçant la vie de Casanova, de ses rencontres amoureuses, politiques à travers l’Europe et les Arts du XVIIIème siècle des Lumières. Une heure vingt de séduction et d’humour. Un feu d’artifice d’éloquence verbale et musicale !