Je deviens sourd avec Lorène de Ratuld et Alain Carré

ALAIN CARRE     LORENE DE RATULD

L de ratuld 091118 6490 loiseleurLORENE DE RATULD : piano 

       

 

 

 

Alaincarrered
ALAIN CARRE : comédien, adaptation et mise en scène

Création
Le Testament d’Heiligenstadt et les Carnets de notes de Beethoven sont connus sous le nom de Manuscrit Fischhoff (1804-1818).
La correspondance à ses éditeurs et à l’immortelle bien-aimée, l’histoire du Weihekuss – son « baiser de consécration » à Franz Liszt, les traces écrites de Franz Liszt qui relatent cette rencontre au sommet et l’impression que Beethoven fit à son jeune admirateur, alimentent aussi la matière de cette création.

« Ne disons pas qu’un homme s’y confesse ; et moins encore qu’il s’y analyse. Constatons seulement qu’il y réagit selon l’existence de son tempérament et qu’il apparaît ici tel qu’il a véritablement été dans sa vie, en marge de son art, préoccupé de choses grandes ou petites, mais toujours immédiates et urgentes pour lui-même, en intime relation avec son isolement et son génie. »
Ainsi ces écrits nous permettent de partir à la découverte de Beethoven, le compositeur, mais aussi de l’homme du quotidien sans détour et sans fard, le penseur, l’homme de foi et de doute, l’artiste désespéré de ne plus entendre sa musique et capable pourtant d’exprimer une joie immense… personnage complexe que le comédien Alain Carré interprète, traduit, fait exister au travers de ces textes légués - dans l’imaginaire de cette création - par le compositeur, lui-même, à l’Immortelle bien-aimée, incarnée, au piano, par Lorène de Ratuld.
Beethoven écrivain et compositeur, un même génie divisé en deux interprètes !
Un dialogue de « sourd » entre les notes et les mots, à outrance et sans merci… Mais il ne s’agit pas seulement d’un dialogue entre le compositeur et sa musique. Alain Carré et Lorène de Ratuld nous entraînent dans le monde de Beethoven, le personnage, ses goûts, son regard critique et si particulier sur la vie de son temps, ses préoccupations d’artiste, ses rapports avec ses éditeurs. On relève ses propos sur l’art, sur l’acte créateur, sa « Weltanschauung » ou conception du monde.
Beethoven, homme de foi ?
Il aborde l’immatérialité de Dieu, le rapport de l’homme à la divinité. Dans le Testament d’Heiligenstadt, longue lettre écrite à ses frères, Beethoven se retourne
sur la vie, sur ses amours. Tantôt nostalgique, tantôt taraudé par un désespoir profond, tourmenté mais aussi serein ou plein d’espoir pour un lendemain meilleur, l’homme se livre sans fausse pudeur.
Les extraits musicaux sous-tendent la dramaturgie, illustrent parfois le récit ou deviennent des sujets vivants, miroirs de l’âme du compositeur.