L'homme-oiseau, c'est l'artiste avec Rebecca Chaillot et Alain Carré

ALAIN CARRE     REBECCA CHAILLOT

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ALAIN CARRE : comédien et adaptation

« La musique est une langue universelle qui me jette dans des extases et des ravissements qui ne sont pas de ce monde. » (George Sand)
« C’est d’une vraie généalogie musicale dont George Sand hérite. Toujours entretenu avec intelligence, ce bagage séculaire se voit accru d’une grande sensibilité naturelle, qui viendrait plutôt du côté maternel, où l’affection portée aux oiseaux ajoute une touche de spontanéité.

 

« L’Homme Oiseau, c’est l’Artiste », car l’oiseau est doué pour la musique. Ses plus belles impressions, les plus vraies, sont bien celles que lui laissent sa grand-mère. Elle explique parfaitement la musique et surtout, sait la lui faire aimer. Aurore Dudevant, la future George Sand, va même jusqu’à se glisser sous son clavecin afin de « boire les sons ».
À Paris, alors qu’elle est âgée de onze ans, elle découvre le piano, les concerts et l’Opéra. Au couvent, elle s’adonne à la harpe et chante des romances, alors fort en vogue.
C’est en octobre 1834, alors que sa liaison avec Musset était mourante, que George Sand rencontre Franz Liszt (« Il est le seul artiste au monde qui sache donner l’âme et la vie à un piano »).
À l’automne 1836, dans les salons de Liszt et de Marie d’Agoult George Sand rencontre « L’Homme Oiseau », Frédéric Chopin.
De 1839 à 1846, ils passeront ensemble sept étés à Nohant. « Chopin voulait toujours Nohant et ne supportait pas Nohant. Sa création était spontanée, miraculeuse. Il la trouvait sans la chercher, sans la prévoir. Elle venait sur son piano, soudaine, complète, sublime, ou elle se chantait dans sa tête pendant une promenade, et il avait hâte de se la faire entendre à lui-même en la jetant sur l’instrument. »
Plus que jamais, la musique sera l’art par excellence entre George et Frédéric. « On a dit avec raison que le but de la musique, c’était l’émotion. Aucun autre art ne réveillera d’une manière aussi sublime le sentiment humain dans les entrailles de l’homme ; aucun autre art ne peindra aux yeux de l’âme, et les splendeurs de la nature, et les délices de la contemplation, et le caractère des peuples, et le tumulte de leurs passions, et les langueurs de leurs souffrances. Le regret, l’espoir, la terreur, le recueillement, la consternation, l’enthousiasme, la foi, le doute, la gloire, le calme, tout cela et plus encore, la musique nous le donne et nous le reprend, au gré de son génie et selon toute la portée du nôtre. »
À travers les écrits de George Sand et les notes de Frédéric Chopin, Rebecca Chaillot et Alain Carré éclairent la relation de ces deux génies par l’omniprésence de la musique dans leur quotidien, proches ou éloignés l’un de l’autre.
Ce couple, George et Frédéric, était trois…et la musique était leur commune maîtresse !