La symphonie fantastique avec Pierre Réach et Alain Carré

ALAIN CARRE     PIERRE REACH

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Photo48PIERRE REACH : piano 

       

 

 

 

 

Alaincarrered
ALAIN CARRE : comédien, adaptation et mise en scène

Création
Enfin auréolé du Grand Prix de Rome tant convoité par les compositeurs, pour gagner l’Italie, Berlioz se rend à Marseille d’où il va traverser la mer Ligurienne. Ses sentiments sont à la tristesse : il quitte Paris au moment où commence sa célébrité. Il laisse aussi Camille, sa fiancée, pour accomplir son fatal voyage. A Florence, inquiet et accablé par l’absence de nouvelles de Camille, il reçoit une lettre de Madame Mocke, la mère de la jeune fille, qui lui apprend les fiançailles de sa fille avec le facteur de pianos Pleyel…

Trahison ! Berlioz se promet de ne plus jamais écrire une note pour le piano ! Seule demeure la transcription pour le piano, due à son ami Franz Liszt, de la Symphonie Fantastique…
La Symphonie Fantastique a été accueillie avec des cris et des trépignements…je suis dans une ivresse !
Hector Berlioz a écrit plus de mots que de notes au cours de son existence échevelée ! Cette création s’articule donc autour de l’oeuvre la plus célèbre d’Hector Berlioz dans la transcription pour le piano de Franz Liszt. Entre les différents mouvements, entrez dans l’histoire incroyable de la composition de ce chef-d’oeuvre de l’histoire de la musique, de sa genèse à sa création triomphale, grâce au talent littéraire d’Hector
Berlioz en personne!
Un jour, en sortant de l’opéra, je jurai que malgré père, mère, oncles, tantes, grands-parents et amis, je deviendrai musicien !
De sa correspondance à ces Soirées de l’Orchestre (1852), aux Grotesques de la musique (1859), A travers chants (1862), sans oublier les incunables Mémoires (1864), on découvre, non seulement, la musique de Berlioz mais aussi de nombreux extraits drôles, féroces, lyriques, fiévreux tirés de sa plume d’écrivain et ami des plus grands : Hugo, Dumas, Sand, Lamartine...
Tout le XIXème siècle s’éclaire à l’écoute des récits incroyables du composit eur en proie aux pires difficultés financières et humaines pour faire connaître sa musique…en France !
Berlioz est un écrivain illuminé !
Ses textes partent en tous sens pour supplier, assassiner parfois, quémander souvent… un peu de reconnaissance. Et quand il ne s’occupe pas de son « ego » surdimensionné dans ses Mémoires, qui enjolivent le héros de la Côte-Saint-André (village de l’Isère où il est né) jusqu’à Baden-Baden où il crée son opéra Béatrice et Bénédict et qu’il lui faut séduire les femmes et les politiques, il présente Beethoven dans une histoire colorée (1835). Berlioz n’est
toutefois pas un romancier ou un biographe. Il est plus encore, un journaliste et un critique, toujours en devenir et un immense écrivain encore trop méconnu aujourd’hui.
Son écriture n’est pas révolutionnaire, ni toujours soignée comme les poètes de son temps. Elle est avant tout spontanée, d’une spontanéité, parfois, alimentaire lorsqu’il s’agit de répondre à des commandes de revues, de la Gazette Musicale à la Gazette des Débats ou
de revues belges ou allemandes.