Duo Phidylé - Programmes

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DON QUICHOTTE ET CERVANTES - spectacle tout public -

… Moi, Miguel de Cervantes  Saavedra, né le 29 ème jour de septembre de l’an de grâce 1547, je veux confesser devant Le Seigneur et les hommes, à ces jours de vieillesse de l’an 1615 et au lendemain de la parution de la deuxième partie de mon célèbre roman, mes péchés,  erreurs, et les actes de ma vie…

Un spectacle mis en scène basé sur les magnifiques pièces mélodiques écrites en l’honneur du célèbre hidalgo, destiné à évoquer l’aspect primordial de ce mythe, un des plus grands qui ait traversé les quelques siècles nous précédant.

Nous assisterons à l’ultime confession de Miguel de Cervantès, qui, sentant la mort arriver, revit les événements et les raisons qui l’ont amené à créer ce personnage.

De sa condamnation pour duel à la bataille de Lépante, de sa captivité à Alger à ses déboires avec les tribunaux ecclésiastiques, de l’immense  succès inattendu de son héros à la nécessité de le faire mourir pour combattre les contrefaçons, nous accompagnerons les derniers instants de l’auteur, juste après avoir fait mourir Don Quichotte.

Ou comment le ridicule fait le héros, comment le prince des clowns peut évoquer, sans risquer les réactions d’une inquisition encore très puissante (qu’il connaît bien), le ridicule d’une église restée immobile dans un monde si changeant, renaissant.
Ce prisme nous permettra de proposer une lecture contextuelle du mythe, qui viendra prendre place parmi les nombreuses autres contributions induites par les incroyables puissance et longévité de ce chevalier à la triste figure.

Les irruptions de Don Quichotte lui-même lors de cette confession seront l’occasion d’interpréter :

Maurice Ravel, les trois chansons de Don Quichotte à Dulcinée
Jacques Ibert, les quatre chansons de Don Quichotte
Jacques Brel, extraits de l’homme de la Mancha
Manuel De Falla, extraits des tréteaux de Maître Pierre (El retablo de Maese Pedro)
 

VOYAGES HALLUCINES,
invitation en l’enfer des paradis artificiels


Le romantisme aura été un grand pourvoyeur d’hallucinations.

Nous avons choisi de partir du Wintereise, d’en extraire les moments les plus de les entrechoquer avec les moments délirants du finale des Dichterliebe, et avec les évocations les plus féeriques des mélodies de Duparc. Il s’agira d’une schubertiade hallucinée, plus proche des réunions entre Baudelaire, Gauthier et leur amis des paradis artificiels que des aimables rencontres que l’on qualifie en général sous ce terme.

Schubert, Wintereise :
die Wetterefahne (2)
der Lindenbaum (5)
die Krähe (15)
Täuschung (19)
die Nebensonnen (23)
der Leierman (24)

Ausgewählte Lieder :
der Erlkönig

Schuman, Dichterliebe :
ich hab’ im Traum geweinet (13)
Allnächtlich im Traume (14)
Aus alten Märchen (15)
Die alten bösen Lieder (16)

Duparc, mélodies :
L’invitation au voyage
La vague et la cloche
Rosemonde
La vie antérieure

Ces pièces pourront être scandées par deux lectures d’extraits des paradis artificiels de Baudelaire.


POULENC ET ELUARD

« On ne saura jamais assez tout ce que je dois à Ėluard, tout ce que je dois à Bernac. C’est grâce à eux que le lyrisme a pénétré dans mon œuvre vocale. Le premier à cause de la chaleur de ses images, le second grâce à son admirable compréhension musicale et surtout à ce qu’il m’a appris de l’art du chant au cours de nos années de travail. »
Cet hommage de Poulenc à Eluard, entremêlé d’une belle déclaration à la muse Bernac, nous a confirmé que le désir de monter les mélodies de Poulenc sur les vers d’Eluard avait un sens important.
L’amitié entre ces deux hommes, le « moine et voyou » d’une part, et le surréaliste communiste d’autre part, a été le ferment d’une production étonnante, peu donnée car très originale et sortant des sentiers battus.
Cette amitié est une de ces rencontres permises par ce siècle fait d’oppositions, de tensions, d’extrêmes qui s’affrontent. Mais ici, ces deux représentants de milieux si différents ont trouvé un endroit où exprimer cette tension avec un extraordinaire raffinement : qu’il s’agisse de « tel jour telle nuit » ou du « travail du peintre », ou des « cinq poèmes », cette rencontre nous mène dans un monde jusqu’alors inconnu, qui raconte avec une acuité immense la substantifique moelle artistique du XXe siècle.
Nous proposons de mêler à cette aventure les chansons gaillardes qui, avec leur truculence et leur légèreté, viendront déranger avec soin le sérieux et la sensibilité du reste du programme.

- Tel jour telle nuit
- Le travail du peintre
- Les cinq poèmes de Paul Eluard
- Les chansons gaillardes


« HISTOIRES DE LA NATURE DANS LA MELODIE ET LE LIED » 


Le voyage d’hiver de Schubert, long périple contant l’errance d’un jeune homme rejeté par les illusions de l’amour, puis fuyant peu à peu l’humanité dans la solitude de la nature hivernale, scandera les mélodies tantôt paysagères, tantôt animalières.
Ils passeront successivement par Berlioz, Duparc, et Poulenc, avant d’entrer dans une magnifique réserve animale grâce au Bestiaire de Poulenc, puis quelques-unes des histoires naturelles de Ravel.

Extraits des cycles
Schubert : Winterreise (Voyage d’hiver)
Berlioz : Nuits d’été 
Duparc : Mélodies
Poulenc : Tel jour telle nuit / Le travail du peintre / 5 mélodies sur des poèmes d’Eluard / Le bestiaire
Ravel : Histoires naturelles


INTEGRALE DES MELODIES DE HENRI DUPARC

Chanson triste
Sérénade florentine

1869, Lettre de H. Duparc à Jean Cras « ...Je vous ai dit que j’ai attendu 3 ans mon mariage [...] Or c’est pendant ce temps d’épreuve que j’ai écrit la petite mélodie que vous connaissez, Soupir... »
Soupir
Au pays où se fait la guerre

1870, lettre de la mère de H. Duparc « Henri est plus fanfaron et belliqueux que jamais, très crâne et très gai... »
L’invitation au voyage
La vague et la cloche

1871, Lettre de H.Duparc à Vincent D’indy, « mais la vague réellement je n’aime plus cela [...] c’est bien un type de ce que nous appellerions de la musique inutile. »
Élégie
1874, lettre d’H.Duparc à Jean Cras « ... Nous autres musiciens français nous sommes loin de connaître assez la musique populaire de notre pays. »
Extase
Le manoir de Rosemonde
Phidylé

1883, Lamento, version complète du poème de Théophile Gauthier
Lamento
Testament

1884, extraits de lettres de H.Duparc, « ...Je me suis acharné des journées entières ! Le lendemain matin je m’empressais de déchirer ou d’effacer ce que j’avais si péniblement écrit la veille... et ainsi j’ai crayonné la valeur d’au moins vingt morceaux comme celui que je voudrais faire... »

Durée approximative : 1h15
Besoins techniques : A minima un piano quart de queue Enceintes pour la diffusion des textes

MASTER CLASS & ACTION CULTURELLE
Sandra et Emmanuel sont tous deux professeurs au Conservatoire de Grenoble. Ils proposent une master class sur l'interprétation de la mélodie française et du lied. Ils accompagnent les élèves vers un comportement chambriste où chaque intrument chante l'autre. Toute autre action de médiation peut être envisagée.